vendredi 27 juin 2008
Martyre animal (relais)
Cette semaine, le magazine la croix consacre un dossier sur la souffrance animale
je vous livre un extrait:
Un rapport sur le bien être animal doit être remis fin juin au président de la République
Entre les défenseurs de l’élevage comme manière de “cocooner” les animaux, et ceux qui dénoncent la cruauté des manières employés par l’industrie agro-alimentaire, le débat fait rage (photo sous licence “creative common”/fleur-design)
« Le concept de “production animale”, le fait d’utiliser les animaux comme une matière première à transformer, date du XIXe siècle, mais il a été appliqué à échelle industrielle ces dernières décennies », rappelle Jocelyne Porcher, sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).
L’animal a alors été formaté au système de production industriel, à la fois en augmentant la productivité par tête et en supprimant chez lui ce qui faisait entrave à cette quête de résultats.
Pour le porc, le système a été poussé à son maximum et concerne plus 90 % de la production annuelle des 25 millions de têtes en France. « Qui sait encore que le porc est un animal social et qui broute de l’herbe ? », interroge Jocelyne Porcher. ![]()
La prise en compte du bien-être de l’animal
Sans cultiver la nostalgie ou idéaliser les pratiques anciennes, la filière porcine n’échappera cependant pas à la nécessité de renouer avec les besoins de l’animal, les réglementations imposant peu à peu de prendre en compte son bien-être.
En attendant, grâce à la sélection génétique de lignées hyperprolifiques, une truie qui mettait bas 16 porcelets par an en 1970 en met bas aujourd’hui 27, et jusqu’à 31 pour les plus performantes, à raison de 2,3 portées par an.
Ses 14 tétines ont mal résisté à cet excès de sollicitations, d’autant plus que, maintenue en cage, la truie ne peut échapper à la voracité de ses petits. Pour éviter les blessures aux mamelles, s’est donc généralisée la section à la pince ou le meulage des dents des porcelets.
Rapidement sevrés, les mêmes porcelets, engraissés sur caillebotis dans des bâtiments, ont pris la fâcheuse habitude de grignoter la queue de leurs congénères pour remédier à leur désœuvrement (en milieu naturel, ils passent leur temps à fouiller et retourner le sol).
Pour éviter cette caudophagie, « forme douloureuse d’anomalie du comportement observée dans des conditions d’élevage intensif », comme la définit l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), s’est institutionnalisée la pratique de la caudectomie ou coupe de la queue. ![]()
“L’animal crie dans les oreilles”
Ces mutilations pratiquées peu après la naissance des porcelets se sont ajoutées à la pratique ancienne de la castration visant à éviter un éventuel goût trop prononcé à la viande. Dans la filière porcine, ces interventions s’appellent « soins des porcelets ».
Pendant neuf ans, Christine Tribondeau a réalisé ces soins dans les services « maternité » de différentes porcheries. « Un travail pénible et douloureux ; l’animal crie dans les oreilles », se souvient-elle.
« La truie est une machine à reproduire, il faut prendre soin de la machine, explique-t-elle, déclencher l’une après l’autre la mise bas avec des hormones, “fouiller” la truie quand elle est fatiguée ou pas assez tonique, c’est-à-dire aller chercher les derniers porcelets au fond de l’utérus. Pas question de prendre le risque de perdre le ou les derniers petits, ceux qui font la marge. »![]()
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Article de :
Marie VERDIER
Achetez le magazine pour lire la suite et encourager le journal dans cette voie d'humanité.
Je dois cette idée d'article au blog d'inspiration végétarienne
(liens "végétariens" à droite en bas ) :
Commentaires
C'est bien d'une véritable instrumentatalisation de l'animal dont il est question, déniant à ce dernier un statut, même marginal, de sujet.
Objet, chose, masse de protéines, l'animal est, pour employer un mot savant, dérééliser, sans chairs, sans muscles et donc sans souffrance possible.
Si je mangeais de la viande j'arrêterais tout de suite.
Je plaisante, c'est pour toutes ces raisons que je ne mange pas de viande.
Bonne soirée
Amitiés
Oui mais
Bah nous le cochon qu'on à ensbroché, il à été élevé dehors, à bouffé du bio, à vécu sa vie de cochon ( certes écourtée) mais au moins n'à pas connu les cages, la malbouffe, le transport par des cons de routiers, le stress de l'abattoir.
Bref il n'à pas connu une vie de cochon, et il nous à bien régalé.
Ne crachons pas sur la viande, lorsque l'animal à une vie décente. il n'à pas le goût de la mort, ni du fric.
Lorsqu'il est élevé avec soins, en liberté, sans mutilations aucunes.
Ce n'est pas un crime que de l'occire proprement et sans souffrances ( comptez pas quand même sur moi pour le faire, un integriste à la rigueur, mais pas un animal)
arrêtons de généraliser, on peut manger de la viande sans être criminel.
On peut aussi bouffer des légumes, en niquant la planéte.
Il y à un juste milieux : boÎcoter les grandes surfaces.
Ce sont eux les destructeurs de vie et de goût
Sans compter de la culture ( au propre comme au figuré)
Mes réponses
TAOMUGAIA,> Dans la plupart des élevages modernes, les animaux ne sont que des "unités de production" ; un chiffre en somme ; c'est le terme officiel(je fréquente de trés prés le milieu agricole). Quand aux consommateurs : beaucoup ne se posent pas de questions et ne font même pas la relation entre ce qu'ils ont dans l'assiette et un animal vivant. Je me souviens de l'anecdote que me racontait Sam : il avait publié une vidéo dénonçant les conditions de vie des canards élevés pour le foie gras. Une femme lui écit : "je suis horrifié, je mangerais plus jamais de foie gras" - Un mois plus tard, réveillon : la femme raconte son réveillon sur son blog : foie gras, canard gras. Bon, tu te dis : "où est l'honnêteté ?". Pour que le regard évolue, faut déjà que la conscience évolue. Je sais de quoi je parle ; j'ai déjà évoqué mon parcours dans ce domaine et je vais y refaire allusion pour un autre lecteur.
Viviane, > Je n'ai pas toujours été végétarien, mais je le suis aujourd'hui, précisément parce que j'ai pris conscience d'un tas de choses et en particulier je ne veux plus tuer, depuis de longues années maintenant, donc je ne fais pas porter à autrui ce que je ne veux plus faire moi-même.
BJORNULF,> Ton opinion est défendable, même si certains passages me font sourire et il y a de quoi. Parce que moi, tu vois, le végétarien bio, hé bien j'ai tué moi-même des animaux autrefois. Au couteau et à l'arme à feu. C'est pour ça que je te pardonne : il y a de la réflexion chez toi, tu es jeune, tu peux encore évoluer... Ne dis jamais : "fontaine je ne boirais pas de ton eau".
Je n'impose le végétarisme à personne parce que je sais que c'est un état. Et pas un état de lavette comme l'insinuent les adepte du CPNT. A cinquante balais, malgré que je sois salement abîmé, j'ai encore une poigne d'enfer. Je l'ai vu hier : en voulant désenchâsser un aimant d'une gangue plastique rigide, avec des pinces, j'ai tout pulvérisé d'une seule légère pression.
Quand au fait de bouffer des légumes en niquant la planète : je suis d'accord - si tes légumes viennent du bout du monde, hors saison, sont cultivé selon des techniques non respectueuses de la Terre.
Pour ce qui est du rôle des grande surface aussi je suis tout à fait d'accord.
Ceci dit, je ne vois pas pourquoi tu te montres aggressif : lis donc le papier dont je cause, on rediscutera aprés. D'accord ? Je sais, tu es païen, et alors, t'en crèveras pas de lire "La Croix" une fois dans ta vie. Crois tu que j'en sois un abonné régulier ?
Bonne nuit les gens.
merci bcp guillaume
Ma réponse 2
veggie,> De rien ma grande
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