HORS DES CLOUS 2008

Je revendique, je proteste, je manifeste, je ne retourne pas ma veste... Un regard gênant sur les choses, d'un satellite de la vie hors des sentiers rebattus. Un amour inconditionnel pour la nature. C'est aussi pourquoi il arrive que j'admire, je venere,

vendredi 8 août 2008

Souvenir

Il y a 63 ans l'humanité ouvrait la boite de Pandore.

Comme avant-hier pour Hiroshima, aujourd'hui pour Nagasaki à jamais inscrite en lettres de feu dans notre histoire ; une minute de silence s'il-vous plait.

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jeudi 7 août 2008

Liberté, liberté chérie...

Le site RSF infecté par un virus pour infecter tous ceux qui s'y connectent.

La liberté est en marche, non ?

Source cliquez sur la bannière  :

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Un Hommage mérité

Si je raconte ça aujourd'hui, ce n'est pas par hasard, vous allez comprendre. C'est bel anniversaire personnel.

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(Les tournesols, photo originale)

flash-back :

2002-2003, jusqu'en début mai : l'enfer pour moi qui ne pouvais plus mettre un pied devant l'autre. Cloué au lit la plupart du temps. Je rongeais mon frein, broyais du noir, moi l'ancien randonneur athlète capable de couvrir 40 km à pied avec le sac à dos en moins d'une demi-journée ou cent bornes de vélo en une journée. Anéanti. Fini. Et le toubib qui pérorait, me bourrait d'antalgiques et ne trouvait rien d'autre. Il est vrai que si j'avais été plus aisé, peut-être, hein ? La médecine à deux vitesses n'est pas une vue de l'esprit.

Puis le miracle s'opéra. Je pus à nouveau marcher sans avoir besoin de deux personnes et d'une cane pour descendre un simple trottoir.

Alors je me suis forcé, jour après jours, à faire des parcours de plus en plus long, d'abord à vide, puis avec une petite charge, mais toujours avec une cane. Incapable de dépasser cet instrument.

Mi-juin ; je lance un défi à ma maisonnée : entreprendre un pèlerinage à pied, ou plutôt une randonnée, parce que je n'étais pas sur de faire plus de 30 km. On risquait d'avoir à me rapatrier en ambulance à la première escale, mais j'étais déterminé : un défi me fortifierai dans ma tentative de vaincre la maladie.

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(borne du chemin de saint Jacques prés de Fenioux)

Et c'est comme ça que le 7 août 2003 nous cheminons doucement sur le sentier au milieu des bois dont cette partie de la Saintonge est abondamment pourvue. La pluie nous surprend une première fois ; et il y a de quoi en cette canicule où tout le monde pleure le manque d'eau ; douce au début elle s'intensifie. Une biche coupe devant nous à la première éclaircie. L'orage gronde à nouveau au loin et la pluie reprends, intense. Nous enfilons les vêtements de pluie à la hâte. Encore quelques centaines de mètres et nous débouchons sur Fenioux. Des trombes nous aveuglent et nous sommes serrés les uns contre les autres un peu désemparés quand un employé municipal qui rentre du travail est venu à nous et nous a gentiment offert de nous abriter dans la salle municipale jusqu'au lendemain, il a même voulu nous offrir un coup à boire. Dans la salle il y a de quoi faire la cuisine, prendre une douche, le rêve.

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(Balisage du GR 360, prés de la lanterne des morts)

On a longuement discuté avec le gentil monsieur.

Ce petit hameau très peu connu ; sis à la fois sur le chemin de Saint Jacques et sur le GR360 ; fut une étape d'accueil ancienne sur la route de Compostelle. C'est aussi une très ancienne nécropole déjà occupée au temps de Charlemagne (d'où la lanterne des morts) conserve encore des fenêtrons carolingiens à son église du XII° siècle. De l'avis de l'employé municipal, les fouilles archéologiques sont encore insuffisantes et il reste beaucoup à découvrir.

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(la lanterne visible de loin)

Voilà donc quelques photos que je suis retourné prendre cette année, discrètement, afin de faire connaître cette petite commune (tout le village, par ailleurs joliment fleuri, en vaut la peine) où l'accueil et l'amabilité nous ont réconfortés. Je leur dois bien ça.

Nous sommes le 7 août 2008

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(l'église notre dame)

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(le porche de l'église)

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(d'autres fleurs : prés de l'église)

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(ailleurs)

Sites en rapport ; cliquez sur les bannières :

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et aussi :

SAINTONGE

mercredi 6 août 2008

Prométhée père d'Hiroshima et Nagasaki

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Prométhée, le créateur de la race humaine, communiqua aux hommes l'architecture, l'astronomie, les mathématiques, la navigation, la médecine, la métallurgie et bien d'autres arts utiles

il alluma une torche au char de feu du Soleil et il en détacha un morceau de braise incandescente qu'il glissa dans la tige creuse d'un fenouil géant. Puis, éteignant sa torche, il s'enfuit sans être aperçu et donna le feu aux hommes.


Les Hommes nourrirent le diable de ce feu. Ce dernier leur pondit un bel œuf qu'ils offrirent à leurs frères en ce jour béni de la Transfiguration du Seigneur. Celui là même qui bénissait leur commerce. Et l'humanité rebaptisant sa révolte « liberté » s'accorda l'ultime : celle d'anéantir l'œuvre du Démiurge lui-même.

Je vous demande une minute de silence à la mémoire des sacrifiés de Hiroshima et Nagasaki sur l'autel de la folie ; issue de cette sinistre période où les fils de la Lumière vendirent définitivement leur âme aux ténèbres, tant il est vrai que ce jour ultime résultait d'une longue gestation.

mardi 5 août 2008

Un symbole sur ma route...

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Il se faisait tard. Nous nous étions un peu égarés. La plaine nue se déroulait devant le véhicule et le couchant devant nous s'enténèbrait doucement. Nous ne voyions aucun endroit où casser la croûte qui fut avenant ou simplement à l'abri du vent. Cette route droite, plein ouest, sans indication aucune devait bien mener quelque part. Effectivement elle coupa bientôt un axe un peu plus conséquent où une direction nous invitait vers un patelin dont le nom me disait bien quelque chose mais où ni l'un ni l'autre n'avait jamais mis les pieds. Un œil à la carte et je compris ce que nous avions fait. Après tout, ce n'était pas bien grave : le but était la découverte de routes improbables pour oublier notre peine en des lieux que nous espérions insolites et amenés par le "hasard". Rien ne pressait, qui nous attendais désormais ? Nous étions tous les deux, liés à jamais pour le meilleur, et, hélas, trop souvent pour le pire.

Lorsque nous pénétrâmes dans le village somnolent la nuit était déjà noire, dissipée ici par les réverbères.

"- Dis ma chérie, et si on  bouffait ici ? Pour une fois que ces fichus bouffe-énergie serviraient à kékchoushe ?"

"- T'aimes pas trop manger dans la voiture en ville d'habitude, mais pourquoi pas ? Ça économisera la batterie et nos lampes"

"- J'ai surtout pensé que si on allume une loupiote dans cette cambrousse, on sera repérable comme le blair au mitan de la tronche et tu vois : soit on sera emmerdé par les gendarmes qui mettrons deux heures à comprendre qu'on pique-nique au coin d'un champ à une heure pareille(1), c'est le moins grave pasque si on est repéré par des voyous ce sera pire... Et j'suis pas en état de faire face".

Alors on s'est installés sur un parking, sous les réverbères. On a mangé. Vers 23 h les lumières se sont éteintes.

"- Ah quand même, y'en a qui commencent à comprendre qu'éclairer les chouettes ça sert à rien" a dit ma chérie.

Effectivement, y'a deux chouettes dans le clocher qui nous tiennent compagnie et discutent ferme entre deux escapades de vols planés.

Et c'est là, lorsque la nuit fut faite complètement que j'ai vu tout le formidable de la situation. J'ai brusquement compris que nous étions à l'emplacement de l'ancien cimetière et que le lieux rayonnaient de la mémoire millénaire du village. Et puis ce clocher qui se détachait sur le fond d'étoiles, et la grande ourse qui surplombait la pointe du clocher juste à la verticale comme en donnait l'illusion la perspective où nous étions. Et face à nous cette rosace qui m'a inspiré. Et un chat-huant est parti en vol lent tandis que l'autre l'encourageait doucement. Moment magique. J'ai embrassé ma chérie. Nous savions maintenant que quoi qu'il arrive nous étions un ilot de solitude dans l'infini de l'espace et du temps.

Nous étions le 27 Juillet. Il s'est passé bien d'autres choses cette nuit magique, où, à l'aube du 28 alors que dormais à la belle, un chevreuil est venu me réveiller... Mais ça n'aurait plus de rapport...

(1) 4 jours plus tôt les gendarmes ont trouvé suspect notre véhicule alors qu'on s'envoyait un en-cas vers 16 h sous la pluie sur une aire de pique-nique tout à fait régulière.


Vogue la godille...

Aprés mon amie de toujours, c'est ma frangine qui m'a appelé. Elle aussi venait de visiter le blog. Notre dernier contact remontait à une dizaine de jours par SMS et elle ignorait tout de l'affaire. Je m'étais contenté de lui dire que j'étais quelquepart au milieu de nulle part.

Elle est bien gentille de réduire cela à une crise d'adolescence, mais je pense que c'est plus profond que ça. C'est vrai que moi, j'ai les tenants et les aboutissants et surtout connais l'animal.

Je ne suis pas sur de manquer d'objectivité en disant qu'une porte a été franchie à jamais. Certains ne croient pas, parmis mes lecteur(ice)s, que des forces incontrôlables président à nos destins. Elles sont d'autant plus actives qu'on leur prête le flanc par inertie mentale.  Je viens d'en mesurer la puissance. Moi on y croit, plus ça marche. Je me suis arc-bouté contre l'inéluctable et j'ai perdu. L'enfer est pavé de bonnes intentions, comme de mauvaises d'ailleurs. Il n'y a pas de paix au royaume de Prométhée ; le prince de ce monde n'est pas celui qu'on croit.

Et lui, je crois que j'ai enfin réussi à le localiser, vers trois heures ce matin. Ce que je puis révèler, c'est qu'il n'a pas encore mesuré dans quoi il a mis les pieds. Il reste convaincu, comme toujours, que "ça va s'arranger tout seul"... Il se croit invulnérable.Il en sortira avec un coeur de pierre. Et moi je n'ai plus qu'à entrer en convalescence.

Parce que, dans l'histoire, c'est pas moi qu'il veut éliminer, c'est lui-même. Son truc, c'est la "fascination du néant". Et c'est sans doute ça qui me fait le plus mal : cette certitude que tout se vaut et que rien ne vaut rien fors l'apparence. Il s'est fabriqué un personnage extérieur qu'il veut effrayant, et dessous il y a le vide.

En fait, c'est le parangon de ce que notre société nihiliste s'ingénie à construire, mais lui a retourné l'arme contre lui-même. Suicide ? Non, pas physiquement je pense. Parce que justement : rien n'a d'importance hors de lui-même.

Enfin, hier fut un jour extraordinaire. J'ai reçu, outre ces deux coups de fils, un cadeau. Vous vous souvenez du clip "ça galope" publié sur ce blog il y a quelques temps (voir archives) ? Hé bien l'auteur m'a offert son CD gracieusement en remerciement de la pub que je lui ai faite et de lui avoir donné le contact avec la radio associative D4B. Mérite un ban.

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lundi 4 août 2008

Salut les aminches

fleur

Juste un mot pour vous dire que je suis encore vivant. Dans l'instant ma douleur s'est un peu adoucie pasque une amie de longue, trés longue date, trente ans, est passée sur ce blog et m'a immédiadement sonné sur mon portable pour me remonter le moral et me faire un gros bisous ainsi qu'à ma môme. Voilà, c'est tout. A part ça je cuve ma douleur physique et morale. Je vous remercie pour vos petits coms.

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vendredi 1 août 2008

REPONSES AUX DERNIERS COMS

Et cela malgré mon épaule qui m'empêche de taper (entre autre) ; dois serrer les dents

Bellurette > Tu l'as dit : crétin

DADA > Merci de ton soutien moral

Gayannée > Tu déconnes complètement. J'ai RIEN choisi pour ce gamin, je voulais même le pousser sur une voie technique, estimant que c'était plus porteur d'avenir. Il a choisi la voie intello pure Lettres et Arts... Qu'on ne vienne pas me tarabuster et m'accuser de projection de mon égo ou autre délire freudo-bouddhiste trés à la mode mais pragmatiquement stérile.

Je considère par ailleurs que NUL n'a vocation à être clodo. Quand on y arrive, c'est soit :

qu'on s'est écrasé tout seul ou soit qu'on a été écrasé par l'adversité.

Ce matin je ne sais même pas où il est, injoignable, sous la pluie.

Certains en écopent d'autres le crééent.

N'importe comment quand on s'occupe d'un gosse, c'est pas pour en faire un clodo, c'est pour lui donner les armes afin de se positionner et j'ai échoué.

Je reste dégoûté.

Ah, une dernière info : il ne peut être de moice gamin puisque je suis stérile depuis toujours (ce qui d'ailleurs tend à démentir le vieux délire psycho-macho selon lequel une "belle" constitution sexuelle rend prolifique. Si c'était le cas nom de Dieu je devrais être père de famille nombreuse pour peu que ma dulcinée y consente ! Pasqu'alors, sans m'vanter, j'suis plutôt "sacrément bien monté", ben non, j'suis stérile ! Au fond, ça vaut mieux et Dieu merci : quand je vois ce que je suis cappable de faire coté éducation, vallait mieux arrêter là le massacre !!!)

mercredi 30 juillet 2008

Les fruits de la colère...

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(ci dessus : le sentier d'accès de ma planque à 6 h du mat)

Je n'ai pas répondu à vos coms. Je vous remercie néanmoins. Sont sympa, même gentils pour l'essentiel. Je risque d'avoir pas mal d'absences imprévisibles ces temps ci. D'abord je suis en vacances si j'ose dire, mais en plus ma santé s'est rappelée à mon bon souvenir. Cela pour couronner la situation du dernier papier paru.

Les raisons de mon coup de grisou ?

J'ai aidé quelqu'un qui n'en valait pas la peine.

Certes, ce n'est pas une surprise : je le savais. Mais tant que mes intuitions étaient ma seule source d'information, tout le monde s'ingéniait à me dire que j'étais parano, que c'était de l'idée fixe, etc... Faute de preuve, j'ai continué à déverser mon fric dans le tonneau des danaïdes.

C'est qu'il avait une bonne tête ce petit hein ? Et qui étais-je pour juger hein ? Après tout je m'étais engagé, je n'allais pas me désengager maintenant hein ?

Et l'autre de continuer à me débiter ses bobards. Même si je n'en croyais pas un mot.

Quand en juillet on m'a prévenu qu'il avait six mois de loyer de retard, je me suis décidé à faire une descente avec enquête plus approfondie pour avoir des preuves.

Et je les ai eues les preuves...


Tous ceux qui m'ont traités de débiles, maintenant ont intérêts à la boucler si ils ne veulent pas que je les encules à sec avec mon pied de biche (pas ma bite : pas l'habitude de la fourrer dans un trou à merde, c'est pas propre et j'suis pas « branché » moi).


Voilà un moussaillon démunis que j'ai voulu aider. Il promettait : bac avec mention – en réalité il s'est mis à bosser à l'école après s'être fait tirer les oreilles par la police suite à une grivellerie – et qui donc avait la chance de sortir de sa condition misérable en allant à l'université.


Je me suis alors engagé à compléter sa bourse d'ailleurs intégrale (400 euros) et son allocation logement jusqu'à ce qu'il ait un job de complément ; ne serais-ce que pendant les vacances. Mais monsieur n'a jamais cherché de job. Passe encore : les études auraient pu focaliser son temps. Sauf que voilà : 80 % d'absentéisme aux cours. Je vous dis pas le résultat !

Et tout ça pourquoi ? Pour bouffer le pognon en salles de jeux, bars chébrans, mac do.... Même pas en parties de jambes en l'air, non, dans ces jeux ultra-violents virtuels, pleins de monstres et compagnie. Et le reste en alcool et peut-être autre chose... Et ceci alors qu'il avait à peine à bouffer (ceci expliquant cela) et n'a su s'offrir qu'un où deux gadgets chébrans et chers. Parallèlement, il a cessé de payer son loyer.

Et malgré tout se retrouve à découvert sans promesse de revenu.

Ça m'a coûté à peu prés 3000 euros cette fantaisie (j'avais aussi offert un ordi portable dernier cri, qu'il a d'ailleurs soigneusement bousillé).

Mais le plus grave est qu'au lieu de faire amende honorable, monsieur avait raison.

Pour résumer notre entretient c'est :

« Benne ton fric et ta bouffe et fout le camp »

Moi j'ai pas voulu.

Où c'était :

  • Je te pilote sur des voies qui vont te tirer d'affaires (je connais tous les méandres des situations extrêmes)

  • ou bien :

  • Je laisse béton et tu te démerde

Ça a été la deuxième solution.

Il pourrait essayer de gérer la situation, mais il attends tranquillement d'être broyé par la machine administrative mise en branle par ses erreurs, que dis-je ? Ses errements.

Une voix compatissante du secrétariat du Crous l'avait incité fortement à contacter le service social. Il a fini par le faire à la dernière minute : dernière commission de l'année, dossier quasi-hors délais.

Mais le service social du Crous a rejeté le dossier aux motifs qu'il avait eu largement les moyens de faire face (je donnais plus cent euros par mois) et qu'il présentait un profil d'absentéisme trop important (tu parles !). C'est écrit noir sur blanc.


Et voilà, je suis reparti, amer et dégouté.

Voilà un imbécile à qui on a servi sur un plateau ce qui m'a toujours été interdit.

Parce que je dois tout à ma seule détermination. Je me souviens de périodes de chômages où j'ai par exemple demandé à l'ANPE à suivre des formations informatiques (et je m'intéressais beaucoup à l'image, mais pas seulement) : refusé.

J'aurais voulu reprendre des cours pour me mettre au niveau bac : refusé.

Enfin bon, on m'a toujours tout refusé.

Et là on sert un boulevard en or à un abruti qui a chié dessus. Encouragé par toutes sortes de crétins très représentatifs de la société : « psys », « pédagogues », « acteurs sociaux », « amis », agents bancaires et j'en passe...

Je leur en veux autant qu'à lui.

C'est que moi je suis un demeuré avec mes visions.

Sauf que tout ça était écrit dans mon journal papier.

Et que tout cela a une suite.

Dans la mesure où mes prévisions ont été exacte jusqu'ici, y'a pas de raisons que les autres ne le soient pas.

Et alors la honte est pour moi qui n'ait pas su l'éviter.

Honte et déshonneur.


C'est pour ça que je me suis retiré deux où trois jours loin de tout. Là où nul ne serait aller me chercher (non ce n'est pas mon bois : c'est ailleurs...). J'en ramène une deux photos et quelques réflexions.

ciel

jeudi 24 juillet 2008

Absence 2

Je ne suis que de passage

Je repars cette nuit

Je vais me retirer du monde quelques jours pour méditer

Panser mes plaies

Je reviendrais ou pas, ce sera selon...

Ma mission n'a pas abouti où je voulais

Je suis sorti de cette aventure écœuré

Sachez que j'étais déjà passablement misanthrope

Je ne déparerais pas à l'avenir.

Oui, écœuré je suis

La générosité est un vilain défaut

qui nuit à qui la pratique

Même lorsqu'elle a été sollicitée

J'ai réchauffé un serpent en mon sein

La plus belle ruse du diable est de nous faire croire qu'il n'existe pas

Mais moi, le diable, je l'ai rencontré

Il a mille visages, mais pour moi il en a un

Qui concentre en lui tous les errements de notre société dépravée.

Et il se nourrit du sang de qui l'écoute


Merci pour vos coms

Au revoir ou adieux, je ne sais.

Posté par Guillaume2008 à 21:50 - Moi, tout simplement - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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